Le millésime 2025
Millésime 2025
où sont passés nos hivers ?
Après un millésime 2024 équilibré et sans excès, l’hiver qui s’installe pour ouvrir le millésime 2025 se montre fidèle aux tendances des années précédentes : trop doux et trop sec. Mais où sont passés nos hivers ?!
Heureusement, malgré les températures supérieures de 3°C aux normales de saison, les pluies reviennent généreusement arroser les mois de février et mars. Février est même le mois le moins ensoleillé depuis les années 2000. Peu importe, l’heure est au repos hivernal et aux mises en réserves.
Dans ces conditions, nos semis de féveroles s’en donnent à cœur joie ! A l’approche du débourrement, certaines vignes sont enfouies sous une masse de végétation impressionnante, signe de grande vitalité pour nos sols.
printemps dynamique
Avril : les premiers bourgeons sont à l’heure et la vigne commence timidement son cycle végétatif, dans des sols encore relativement froids. Ce n’est qu’avec les premières chaleurs de mai, accompagnées de pluies fréquentes que tout s’accélère : des conditions idéales pour une végétation très poussante mais aussi pour le mildiou, particulièrement virulent cette année, qui ne cesse de nous menacer tout au long du millésime.
Début juin, les vignes du domaine sont en pleines fleurs, avec des grappes nombreuses et prometteuses ; les conditions climatiques sont parfaites, sans aucun excès, ni de chaleur ni de sécheresse.
Coup de chaud
Mais avec les premiers jours de l’été s’installent 15 jours de canicule inquiétants. La majorité des vignes résiste de façon exemplaire à cette fournaise, mais certaines zones du vignoble sont touchées par des coups de chaud qui défolient une partie des vignes.
Heureusement le mois de juillet est sans excès de chaleur, mais accompagné d’un mistral quasi quotidien, qui vient augmenter la demande évaporative de la vigne. Fin juillet un épisode pluvieux bienvenu vient redonner un peu de souffle à la vigne qui en avait bien besoin au moment de la véraison.
de plus en plus précoce
Avec les moyennes de températures élevées tout au long de la saison et des conditions très favorables en été, les vignes n’ont jamais été si précoces.
Le 18 août nous attaquons donc les vendanges par de magnifiques Grenaches pour le rosé, très équilibrés entre acidité et concentration.
L’enchaînement des vendanges ne se fait pas comme d’habitude car beaucoup de zones sont hétérogènes ce qui exige une grande précision dans les prélèvements pour pouvoir vendanger au bon endroit au bon moment. Certaines parcelles, pourtant petites, sont vendangées en 3 fois pour atteindre la parfaite maturité.
un parfum d'automne
Des pluies diluviennes sont annoncées pour le 1er septembre. A tel point que la rentrée des classes est reportée ! Nous prenons le parti de vendanger plus tôt certaines parcelles pour éviter pourriture et dilution. Finalement le déluge annoncé se transforme en forte pluie. Plus de peur que de mal. Mais un parfum d’Automne s’est installé. Les matins sont plus frais et les raisins murissent désormais lentement. Nous terminons finalement les vendanges le 8 septembre avec de jolis Mourvèdres pour le rouge.
exigence et élégance
Au final, ce millésime 2025 ne ressemble à aucun autre : éprouvant dans les vignes, exigeant au moment des vendanges. Il nous offre des rendements modestes mais stables par rapport aux années précédentes (29hL/ha) et des jus avec une belle fraîcheur, sans excès de puissance, tout en délicatesse.




